Questions / réponses sur le chauffage au bois

Bûches, plaquettes, sciure de bois, granulés, déchets végétaux, miscanthus, rafles de mais, sarments, paille, coquilles de noix, noyaux d’olives… tous ces combustibles peuvent être valorisés dans des chaudières adaptées. Si la plupart de ces ressources font partie des richesses du monde rural, la haute technologie des chaudières automatiques modernes leur ouvre aussi le monde de la ville, à condition d’avoir bien préparé son installation.

Les avantages et les inconvénients de se chauffer au bois ?

Avec les chaudières, il n’y a pas de problème de bruit, d’esthétique ou de répartition de la chaleur dans la maison. Elles sont choisies pour chauffer un volume d’eau qui, lui-même, va transmettre ses calories par les radiateurs, les murs chauffants ou le plancher chauffant. Elles permettent aussi de chauffer l’eau sanitaire et forment un complément idéal pour un chauffe-eau solaire. Quelle que soit la chaudière choisie, vous aurez à y effectuer un minimum d’opérations ; vider le cendrier une fois par mois pour les plus automatisées, charger le réservoir deux fois par jour pour les plus simples. La fonctionnalité doit donc être un élément primordial dans la décision, pour que cet entretien ne soit pas une corvée. Les chaudières à bûches ne sont pas automatisées. Les chaudières à plaquettes ou à granulés apportent, en revanche, le même confort d’utilisation qu’une chaudière gaz ou fioul. Leur système de régulation est très fin. Le combustible est généralement stocké dans un silo, une vis sans fin peut alimenter automatiquement la chaudière sans intervention extérieure.

Comment choisir un combustible pour se chauffer ?

Ce choix dépendra du site et de la ressource locale en biomasse. Si vous disposez de forêts vous permettant de produire vos propres bûches, il serait aberrant de faire venir du granulé. Mais, si vous êtes souvent absent, il faudra opter pour une chaudière automatique qui permette de maintenir une température minimum en permanence. Une alimentation manuelle ou semi-automatique sera moins chère mais plus contraignante.
Le bois déchiqueté est le moins cher des combustibles pour chaudières automatiques, mais son pouvoir calorifique est inférieur à celui du granulé : il en faudra donc plus.

Le fonctionnement d’un silo est-il compliqué ?

Un silo à bois n’est pas un silo à grains ! Du volume utile du silo, dépendra le nombre de livraisons à prévoir sur l’année. Comptez un silo de 5 à 10 m3 pour chauffer aux granulés une maison d’environ 120 m² isolée, soit un volume 4 fois inférieur à celui exigé par des plaquettes. Or, un volume de 10 m3, peut n’occuper au sol qu’une surface de 2 m par 2 m du garage. Les chaudières automatiques à granulés sont ainsi envisageables en ville, il suffit de prévoir le silo et un accès possible aux camions de livraison. Certaines chaudières vont chercher le granulé jusqu’à 20 m par aspiration et les camions souffleurs sont équipés de tubes de 30 m voire plus pour la livraison. Le silo peut être fabriqué sur mesure ou acheté prêt à l’emploi, en bois, en parpaing, en textile… Il existe même aujourd’hui des petites chaufferies intégrées, incluant la chaudière et son silo.

Comment dimensionner une installation de chauffage au bois ?

Votre installateur calculera la puissance nécessaire en fonction du volume à chauffer, des déperditions, de l’occupation de la maison et des éventuelles autres sources de chaleur (appoint, autre chaudière couplée, solaire passif…). La plupart des chaudières automatiques sont pourvues d’une régulation. Cette modularité intégrée favorise la marche au ralenti, qui, comme pour les poêles, n’est pas préjudiciable à la chaudière. Elle participe aussi au contrôle du niveau de combustion pour limiter les pollutions. Si la chaudière fonctionne à bûches ou si elle n’est pas équipée de régulation, il est recommandé de la connecter à un ballon tampon (chauffage au bois par hydro-accumulation) et surtout de ne pas surdimensionner la chaudière, au risque de surconsommer. Ce ballon permet d’amortir les courbes de températures, d’éviter la succession d’allumages et d’arrêts qui sont les phases les plus polluantes et d’optimiser le rendement de la chaudière.
Attention, pour une maison de 100 m2, moyennement isolée, une puissance de 8 à 10 kW est généralement suffisante, cependant si vous envisagez d’agrandir la maison plus tard, il faudra l’anticiper.

Combien coûte le chauffage au bois ?

Le coût de l’investissement total est compris entre 15 000 et 20 000 € pour une chaudière à granulés et entre 20 000 € à 30 000 € pour une chaudière à plaquettes, hors subventions et crédit d’impôt.

Retour haut de page